L'impasse moléculaire
de l'évolution
La synthèse de protéines est impossible dans l'eau
Lorsqu'ils se rassemblent pour former des protéines,
les acides aminés établissent une liaison spéciale entre eux appelée
"liaison peptidique". Une molécule d'eau est libérée durant la formation
de cette liaison peptidique.
Ce fait réfute catégoriquement l'explication avancée
par les évolutionnistes, en l'occurrence que la vie est apparue
dans l'eau. Car selon "le principe de Le Châtelier" en chimie, il
est impossible pour une réaction qui libère l'eau (réaction de condensation)
d'avoir lieu dans un milieu hydrate. La réalisation de ce type de
réaction dans un environnement hydrate est réputée "être la moins
probable" parmi toutes les réactions chimiques.
Ainsi, les océans qui sont présentés comme le lieu
où la vie a commencé et où les acides aminés sont apparus, ne sont
absolument pas un milieu adapté pour que les acides aminés forment
des protéines. Par ailleurs, il est impensable que les évolutionnistes
changent leur fusil d'épaule et proclament que la vie est apparue
sur terre. Car le seul environnement qui aurait pu protéger les
acides aminés des radiations ultraviolettes ce sont bien les océans
et les mers. Sur terre, ces derniers auraient été détruits par les
rayons ultraviolets. Le principe de Le Châtelier s'oppose à l'idée
que la vie est apparue dans la mer. Il s'agit là d'un autre casse-tête
pour les évolutionnistes.
Un autre effort désespéré: l'expérience de Foxmmencé
à inventer des scénarii irréalistes sur ce "problème de l'eau" qui
réfutait de manière catégorique leurs théories. Sydney Fox était
l'un des chercheurs les plus connus à cette époque. Il proposa cette
théorie pour sortir de l'impasse. Selon lui, les premiers acides
aminés ont dû être traînés vers des collines à proximité d'un volcan
juste après leur formation dans l'océan primordial. L'eau contenue
dans ce mélange qui englobait les acides aminés présents sur les
collines, a dû s'évaporer avec l'accroissement de la température
au-delà du point d'ébullition. Ainsi, les acides aminés qui ont
"séché" auraient pu se rassembler pour former les protéines.
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Dans son expérience, Fox a produit une substance appelée "proténoïde".
Les proténoides sont des combinaisons aléatoires d'acides
aminés. Elles sont des éléments chimiques inutiles, contrairement
aux protéines qu'on trouve chez les vivants. Ci-contre une
vue de ces particules obtenue grâce à un microscope électronique.
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Cependant, cette issue "compliquée" n'a pas été approuvée
par plusieurs personnes. Car, les acides aminés ne peuvent pas supporter
une telle température. Les recherches ont prouvé que les acides
aminés étaient immédiatement détruits dans ces degrés élevés de
température.
Mais Fox ne renonça pas pour autant.
Il rassembla les acides aminés purifiés dans le laboratoire "dans
des conditions très particulières" en les chauffant dans un environnement
sec. Les acides aminés se sont bien rassemblés mais aucune protéine
n'a été obtenue. Ce qu'il a réussi à avoir ce sont des boucles désordonnées
d'acides aminés réunis de manière arbitraire. Celles-ci ne ressemblaient
en rien à des protéines vivantes. De plus, si Fox avait exposé les
acides aminés à une température constante, ces boucles inutiles
se seraient également désintégrées.121
Un autre point qui annulait l'expérience
était que Fox n'avait pas utilisé les produits inutiles obtenus
à la suite de l'expérience conduite par Miller mais des acides aminés
purs issus d'organismes vivants. Or, cette expérience qui prétendait
être la suite de celle de Miller devait partir des résultats obtenus
par celle-ci. Pourtant, ni Fox ni un quelconque autre chercheur
n'a jamais utilisé les acides aminés inutiles produits par Miller.122
L'expérience de Fox n'a pas été accueillie de manière
positive même dans le milieu évolutionniste. Car, il était évident
que la chaîne insignifiante d'acides aminés qu'il a obtenue (protéinoïdes)
ne pouvait pas être formée dans des conditions naturelles. De plus,
les protéines, qui sont les éléments de base de la vie, ne pouvaient
toujours pas être produites. Le problème de l'origine des protéines
était toujours là. Dans un article paru dans la célèbre revue des
années 70, Chemical Engineering News, l'expérience de Fox était
décrite en ces termes:
"Sydney Fox et les autres chercheurs
ont réussi à rassembler les acides aminés sous la forme de "protéinoïdes"
en utilisant des techniques de chauffage très particulières dans
des conditions qui n'existaient pas du tout dans les époques primordiales
de la Terre. De plus, elles ne ressemblent absolument pas aux
protéines normales qui existent dans les organismes vivants. Elles
ne sont qu'un ensemble de tâches inutiles et irrégulières. Même
si de telles molécules avaient été formées à cette époque, elles
auraient sûrement été détruites." 123
En effet, les protéinoïdes que Fox avait obtenues étaient
totalement différentes des protéines réelles qu'il s'agisse de la
structure ou de la fonction. La différence entre les protéines et
les "protéinoïdes" était aussi grande que celle entre un équipement
high-tech et un amas de matière première qui n'a pas encore été
traitée.
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UNE
MATIERE INANIMEE NE PEUT GENERER LA VIE
Un nombre d'expériences évolutionnistes telles
que l'expérience de Miller et celle de Fox, a été mené pour
prouver l'idée que la matière inanimée peut s'organiser
par elle-même et générer un être vivant complexe. Ceci est
totalement éloigné de la science car chaque observation
et expérience ont prouvé sans la moindre controverse que
la matière n'avait pas une telle capacité. Le célèbre astronome
et mathématicien anglais, Sir Fred Hoyle, fait remarquer
que la matière ne peut pas générer la vie par elle-même,
sans qu'il y ait une intervention délibérée:
"Si un principe élémentaire existait démontrant
que la matière a poussé d'une quelconque manière les systèmes
organiques vers la vie, l'existence de celui-ci aurait été
facilement démontrée dans un laboratoire. Par exemple, vous
pouvez prendre un bassin pour représenter la soupe primordiale.
Remplissez-le avec n'importe quelles matières chimiques
qui ne seraient pas biologiques. Introduisez les gaz que
vous voulez au dessus ou à travers ces matières et exposez-les
à n'importe quelle radiation. Conduisez cette expérience
pendant une année et voyez par vous-même combien parmi ces
2.000 enzymes (protéines produites par les cellules vivantes)
sont apparues dans le bassin. Je vous donne la réponse pour
vous épargner de perdre le temps et l'énergie nécessaires
à la conduite d'une telle expérience. Vous ne trouverez
absolument rien à l'exception peut-être d'un dépôt bitumeux
composé d'acides aminés et d'autres matières chimiques organiques
simples." 1
Le biologiste évolutionnistes Andrew Scott
reconnaît ce constat de fait:
"Prenez une matière, chauffez-la en remuant
et patientez. C'est la version moderne de la Genèse. Les
forces "fondamentales" de gravité, d'électromagnétisme et
les forces nucléaires puissantes et faibles sont présumées
avoir fait le reste. Mais, combien d'éléments de ce conte
ingénieux ont-ils été confirmés et combien demeurent de
simples spéculations? En réalité, le mécanisme de presque
chaque étape majeure, des précurseurs chimiques jusqu'aux
premières cellules reconnaissables, donne lieu à une controverse
ou à un étonnement total." 2
1- Fred Hoyle, The Intelligent Universe, New York, Holt,
Rinehard & Winston, 1983, p. 256
2- Andrew Scott, "Update on Genesis", New Scientist, vol.
106, May 2nd, 1985, p. 30
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De plus, il était tout à fait impossible même pour
ces chaînes irrégulières d'acides aminés de survivre dans l'atmosphère
primordiale. Celles-ci se seraient désintégrées sous les effets
chimiques et physiques destructifs causés par les rayons ultraviolets
et les conditions naturelles instables. Selon le principe de Le
Châtelier, il est impossible pour les acides aminés de se réunir
sous l'eau où les rayons ultraviolets ne pouvaient pas les atteindre.
Par conséquent, l'idée que les protéinoïdes étaient la base de la
vie a fini par perdre ses appuis dans le milieu scientifique.

Toute l'information sur les
êtres vivants est stockée dans l'ADN. Ce phénomène à lui seul
prouve qu'il est impossible que la vie apparaisse par hasard.
Au contraire, la vie est le fruit d'une création extraordinaire. |
Nos recherches sur le plan moléculaire nous ont démontré jusque là
que la formation des acides aminés n'a absolument pas été élucidée
par les évolutionnistes. La formation des protéines est en elle-même
un mystère. Toutefois, le problème ne se limite pas aux acides aminés
et aux protéines. Ce n'en est que le début. La structure parfaite
de la cellule mène les évolutionnistes vers une impasse. Car celle-ci
n'est pas juste un tas de protéines composées d'acides aminés structurés.
C'est bel et bien un mécanisme vivant qui a des centaines de systèmes
développés et qui est tellement complexe qu'il a rendu l'homme incapable
de résoudre son mystère. Laissons les systèmes complexes de côté,
les évolutionnistes sont incapables d'expliquer la formation des éléments
élémentaires de la cellule. Alors que la théorie
de l'évolution a été incapable de donner une explication cohérente
à l'existence des molécules qui sont la base de la structure cellulaire,
les développements survenus dans la science génétique et la découverte
des acides nucléiques (ADN et ARN) ont engendré de nouveaux problèmes
pour la théorie de l'évolution. En 1955, les travaux effectués sur
l'ADN par deux scientifiques, en l'occurrence James Watson et Francis
Crick, ont inauguré une nouvelle ère en biologie. Plusieurs scientifiques
ont orienté leur attention vers la génétique. De nos jours, après
des années de recherches, la structure de l'ADN a été largement
dévoilée.
La molécule appelée ADN, que l'on trouve dans le noyau
de chacune des 100 milliards de cellules présentes dans notre corps,
contient le plan de construction complet du corps humain. L'information
concernant toutes les caractéristiques d'une personne, de l'apparence
physique à la structure des organes internes, sont enregistrées
dans l'ADN grâce à un système spécial de codage. L'information contenue
dans l'ADN est codifiée à l'intérieur de la séquence de quatre bases
spéciales qui forment cette molécule. Ces bases sont classifiées
en A, T, G, C selon les initiales de leurs noms. Toutes les différences
structurelles parmi les personnes dépendent de la variation de la
séquence de ces lettres. C'est une sorte de banque de données composée
de quatre lettres.
L'ordre séquentiel des lettres de l'ADN détermine la
structure d'un être humain jusqu'au moindre détail. En plus de caractéristiques
comme la taille, les couleurs des yeux, des cheveux et de la peau,
l'ADN d'une simple et unique cellule contient également la conception
de 206 os, 600 muscles, un réseau de 10.000 muscles auditifs, un
autre de 2 millions de nerfs optiques, 100 milliards de cellules
nerveuses, des veines longues de 130 milliards de mètres et 100
milliards de cellules dans le corps. Si l'on devait consigner par
écrit l'information contenue dans l'ADN, on obtiendrait une bibliothèque
géante de 900 volumes d'une encyclopédie de 500 pages par volume.
Cette quantité phénoménale d'informations est codifiée dans les
composantes de l'ADN appelées "gènes".
L'ADN peut-elle exister de manière aléatoire?
A ce niveau, il y a lieu de préciser un détail important.
Une erreur dans la séquence des nucléotides qui composent un gène
rendrait celle-ci totalement inutile. Lorsqu'on pense qu'il y a
200 mille gènes dans le corps humain, il paraît plus évident à quel
point il est impossible pour des millions de nucléotides, qui composent
ces gènes, d'être formés de manière aléatoire dans la bonne séquence.
Un biologiste évolutionniste, Frank Salisbury, affirme à ce sujet:
"Une protéine moyenne peut inclure
environ 300 acides aminés. Le gène de l'ADN qui contrôle cela
aurait environ 1.000 nucléotides dans sa chaîne. Puisqu'il existe
quatre sortes de nucléotides dans une chaîne ADN, une qui consiste
en 1.000 liens peut exister sous 41.000 formes. Grâce à cette
algèbre (logarithme), nous pouvons voir que 41.000=10600. Dix
multiplié par lui-même 600 fois donne le chiffre 1 suivi de 600
zéros! C'est un chiffre qui dépasse notre entendement." 124
Le chiffre 41.000 est l'équivalent de 10600. Ce chiffre
est obtenu par l'adition de 600 zéros à 1. Comme 10 avec 11 zéros
indique un milliard, un chiffre avec 600 zéros est en effet un nombre
difficile à concevoir. L'impossibilité que l'ADN et l'ARN puissent
être formés par accumulation accidentelle de nucléotides est exprimée
par le scientifique français Paul Auger de la manière suivante:
|
Watson et Crick avec un modèle d'ADN
|
"Nous devons distinguer clairement
les deux étapes de la formation aléatoire des molécules complexes
telles que les nucléotides suite à des événements chimiques. La
production de nucléotides un par un - ce qui est possible - et leur
combinaison dans des séquences bien particulières. La deuxième étape
est impossible." 125
Même Francis Crick, qui a longtemps cru à la théorie
de l'évolution des molécules, a fini par reconnaître, à la suite
de la découverte de l'ADN, qu'une molécule si complexe ne peut pas
être formée de manière aléatoire et spontanée à la suite d'un processus
d'évolution:
"Un homme intègre, armé de tout
le savoir qui nous est acquis à ce jour, est contraint d'avouer
à ce stade, en quelque sorte, que l'origine de la vie paraît être
un miracle." 126
A ce propos, le professeur évolutionniste turc, Ali
Demirsoy a été forcé de reconnaître ce qui suit:
"En fait, la probabilité de la
formation d'une protéine et d'un acide nucléique (ADN - ARN) est
très éloignée des estimations. De plus, la chance de voir apparaître
une certaine chaîne de protéine est si négligeable que l'on peut
la qualifier d'infime." 127
Un dilemme très intéressant apparaît à ce stade: l'ADN
ne peut se reproduire qu'à l'aide de certaines enzymes qui sont
en fait des protéines. La synthèse de ces enzymes ne peut se réaliser
qu'avec l'aide de l'information codifiée dans l'ADN. Comme ils dépendent
l'un de l'autre, soit ils existent tous les deux en même temps pour
la reproduction, soit l'un d'eux doit être "créé" avant l'autre.
Le microbiologiste américain Jacobson affirme à ce propos:
"Les indications pour la reproduction des plans, pour
l'énergie et l'extraction de parties à partir de l'environnement
présent, pour la croissance de la séquence et pour le mécanisme
effecteur qui traduit les instructions en croissance - tous ces
éléments devaient être présents au même moment (lorsque la vie a
commencé). Cette combinaison d'événements a toujours semblé un événement
fortuit et improbable et a été souvent attribué à l'intervention
divine." 128
|
Le professeur Francis Crick: "L'origine de la vie semble être
un miracle.
|
Ces mots ont été rédigés deux années après la découverte de la structure
de l'ADN par James Watson et Francis Crick. Mais, en dépit de tous
les développements scientifiques, ce problème demeure insoluble pour
les évolutionnistes. Deux scientifiques allemands Junker et Scherer
ont expliqué que la synthèse de chacune des molécules nécessaires
à l'évolution chimique, exigeait des conditions différentes et que
la probabilité de regrouper ces matériaux, qui ont théoriquement des
méthodes d'acquisition très différentes, est égale à zéro: "A
ce jour, nous ne connaissons aucune expérience au cours de laquelle
nous pouvons obtenir toutes les molécules nécessaires à l'évolution
chimique. Ainsi, il est essentiel de produire une variété de molécules
dans divers endroits et dans des conditions très adaptées, pour
ensuite les transporter vers un autre endroit pour la réaction en
les protégeant des éléments nuisibles tels que l'hydrolyse et la
photolyse." 129
Bref, la théorie de l'évolution est incapable de prouver
le moindre stade évolutif de ceux qui prétendument ont eu lieu au
niveau moléculaire. Au lieu de fournir des réponses à ces questions,
le progrès de la science ne fait que les rendre plus compliquées
et inextricables.
Il est intéressant de souligner que les évolutionnistes
croient en tous ces scénarii invraisemblables comme s'ils étaient
réellement des faits scientifiques. Puisqu'ils sont conditionnés
pour ne pas accepter le principe de la création, ils n'ont d'autres
choix que de croire à l'impossible. Un biologiste australien célèbre,
Michael Denton nous parle de ce sujet dans son ouvrage, Evolution:
A Theory in Crisis:
"Aux yeux du sceptique, c'est un
affront à la raison que de croire que c'est le hasard qui est à
l'origine des programmes génétiques des organismes supérieurs, qui
consistent en un mille millions de bits d'informations environ,
l'équivalent à la séquence de lettres dans une petite bibliothèque
d'un millier de volumes, qui contiennent sous forme encodée un nombre
infini de milliers d'algorithmes compliqués qui contrôlent, spécifient,
et commandent la croissance et le développement de milliards et
milliards de cellules dans la forme d'un organisme complexe. Or
aux yeux du darwiniste, l'idée est acceptée sans le moindre doute
- le paradigme est prioritaire!" 130
Une autre tentative vaine des évolutionnistes:"le
monde de l'ARN"

Prof. Leslie Orgel |
La découverte au cours des années 70 que les gaz qui
existaient à l'origine dans l'atmosphère primordiale rendaient l'existence
des acides aminés impossible a été un coup dur pour la théorie de
l'évolution moléculaire. C'est à cette époque que l'on a compris
que "les expériences de l'atmosphère primordiale" comme celles de
Miller, de Fox et de Ponnamperuma n'étaient pas valables. Pour cette
raison, durant les années 80, de nouveaux essais ont été effectués
par les évolutionnistes. La conséquence en a été le scénario du
"monde de l'ARN". Selon celui-ci, ce ne sont pas les protéines qui
ont été formées en premier, mais les molécules de l'ARN plutôt.
Selon ce scénario avancé en 1986 par Walter Gilbert,
un chimiste de Harvard, des milliards d'années auparavant une molécule
d'ARN qui a réussi d'une certaine manière à se reproduire par elle-même
a été formée de manière aléatoire. Ensuite, cette molécule d'ARN
a commencé à produire des protéines grâce à l'activation d'effets
externes. Après, il a été nécessaire de stocker cette information
dans une seconde molécule, et d'une certaine manière la molécule
d'ADN a vu le jour.
Etant fait d'une chaîne d'impossibilités à chaque stade,
ce scénario difficile à croire n'a fait qu'empirer le problème et
soulever plusieurs questions inextricables plutôt que de fournir
la moindre explication à l'origine de la vie:
1- Lorsque l'on n'est pas capable d'expliquer la formation
aléatoire d'un seul nucléotide entrant dans la composition de l'ARN,
comment est-il possible que ces nucléotides imaginaires puissent
former l'ARN en se rassemblant dans une séquence correcte. Le biologiste
évolutionniste John Horgan admet l'impossibilité de la formation
aléatoire de l'ARN:
"Alors que les recherches continuent
à sonder de près le concept du monde l'ARN, plus de problèmes apparaissent
au grand jour. Comment l'ARN est-il apparu initialement? Celui-ci
ainsi que ses composants sont très difficiles à synthétiser dans
un laboratoire même dans les meilleures conditions, encore moins
dans des conditions vraisemblables." 131
|
CONFESSIONS D'EVOLUTIONNISTES
Les calculs de probabilité démontrent très
clairement que les molécules complexes telles que les protéines
et les acides nucléiques (ARN et ADN) n'auraient jamais
pu être formés de manière aléatoire indépendamment les uns
des autres. Ceci dit, les évolutionnistes doivent faire
face à un problème encore plus épineux, en l'occurrence
que toutes ces molécules doivent coexister simultanément
pour que la vie puisse exister. La théorie de l'évolution
est totalement déconcertée par cette exigence. C'est un
point qui a poussé certains évolutionnistes de renom à reconnaître
leur erreur. Par exemple, le collègue très proche de Stanley
Miller et Francis Crick de l'Université de San Diego en
Californie, le célèbre docteur évolutionniste Leslie Orgel
déclare:
"Il est extrêmement improbable que les protéines
et les acides nucléiques, qui sont tous les deux très complexes,
soient apparus spontanément au même endroit et au même moment.
Toutefois, il semble également impossible d'avoir l'un sans
l'autre. Donc, à vue de nez, on est contraint de conclure
que la vie n'aurait jamais pu exister par des moyens chimiques."
1
Ce fait est également admis par d'autres scientifiques:
"L'ADN ne peut pas effectuer son travail, y
compris la formation de plus d'ADN, sans l'aide de protéines
catalytiques ou d'enzymes. Bref, les protéines ne peuvent
pas se constituer sans ADN, et celui-ci non plus ne peut
se former sans l'aide des protéines." 2
"Comment le code génétique ainsi que les mécanismes
permettant son interprétation (ribosomes et molécules d'ARN)
sont-ils apparus? Pour l'instant, nous sommes contraints
de nous contenter d'un sentiment de stupéfaction et d'admiration,
à défaut de pouvoir fournir une réponse." 3
Le correspondant scientifique du New York Times,
Nicholas Wade a fait ce commentaire dans un article daté
de l'année 2000:
"Tout ce qui concerne l'origine de la vie sur
terre demeure un mystère. Et, il semble que le plus nous
en savons plus dur devient le puzzle." 4
1 Leslie E. Orgel, "The Origin
of Life on Earth", Scientific American, vol. 271, October
1994, p. 78
2 John Horgan, "In the Beginning", Scientific American,
vol. 264, February 1991, p. 119
3 Douglas R. Hofstadter, Gödel, Escher, Bach: An Eternal
Golden Braid, New York, Vintage Books, 1980, p. 548
4 Nicholas Wade, "Life's Origins Get Murkier and Messier",
The New York Times, June 13, 2000, pp. D1-D2
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2- Même si l'on suppose qu'il a été formé de manière
aléatoire, comment cet ARN constitué simplement d'une chaîne de
nucléotides a-t-il "décidé" de se reproduire par lui-même et selon
quel mécanisme aurait-il pu effectuer ce processus de reproduction?
Où a-t-il trouvé les nucléotides utilisés pendant ce processus?
Même les microbiologistes évolutionnistes Gerald Joyce et Leslie
Orgel expriment le désespoir de cette situation dans leur livre
intitulé In the RNA World (Dans le monde l'ARN):
"Cette discussion. a, dans un sens,
mis l'accent sur l'homme de paille: le mythe de la molécule d'ARN
qui se reproduit par elle-même et qui est apparue de novo à partir
d'une soupe de polynucléotides dispersés. Non seulement cette notion
est irréaliste par rapport à notre compréhension de la chimie prébiotique,
mais elle doit également peser sur la crédulité d'un optimiste qui
croit au potentiel catalytique de l'ARN." 132
3- Même si l'on suppose l'existence d'un ARN qui se
reproduit par lui-même dans le monde primordial, que de nombreux
d'acides aminés de toutes sortes étaient disponibles à l'usage de
celui-ci et que tous ces événements impossibles ont d'une certaine
manière eu lieu, la situation ne nous permet toujours pas d'obtenir
la moindre protéine. Car l'ARN englobe uniquement l'information
qui concerne la structure des protéines. Par ailleurs, les acides
aminés sont des matières premières. Toutefois, aucun mécanisme permettant
la production de protéines n'existe. Penser que l'existence de l'ARN
est suffisante pour produire des protéines est aussi absurde que
de croire qu'il suffit de jeter les plans d'une voiture dessinés
sur papiers sur des milliers de parties et de pièces empilées les
unes sur les autres pour que la voiture s'assemble et se mette à
fonctionner d'elle-même. Dans ce cas également, la production est
hors de question puisque aucune usine ni ouvriers ne sont impliqués
dans le processus.
Une protéine est produite dans l'usine du ribosome
avec l'aide de plusieurs enzymes et à la suite de processus extrêmement
complexes à l'intérieur de la cellule. Le ribosome est une organelle
complexe de la cellule formée de protéines. Par conséquent, cette
situation soulève également une autre supposition déraisonnable,
en l'occurrence que le ribosome, aussi, a dû apparaître de manière
aléatoire au même moment. Même le prix Nobel, Jacques Monod, l'un
des défenseurs les plus fanatiques de l'évolution explique que la
synthèse de protéine ne peut en aucun cas être sous-estimée au point
que celle-ci puisse dépendre uniquement de l'information contenue
dans l'acide nucléique:
"Le code n'a aucun sens s'il n'est
pas traduit. La machine de traduction de la cellule moderne consiste
au minimum en cinquante composants macromoléculaires qui sont eux-mêmes
codifiés dans l'ADN: le code ne peut être traduit que par le biais
de produits de traduction. C'est l'expression moderne de omne vivum
ex ovo. Quand et comment ce cercle est-il devenu fermé? Il est extrêmement
difficile d'imaginer la réponse." 133
Comme la chaîne de l'ARN dans le monde primordial peut-elle
prendre une telle décision et quelles sont les méthodes utilisées
par celle-ci pour la production de protéines en effectuant seul
le travail de cinquante particules spécialisées? Les évolutionnistes
sont incapables de répondre à ces questions.
Le Dr Leslie Orgel, l'un des associés de Stanley Miller
et Francis Crick de l'Université de San Diego en Californie, utilise
le terme "scénario" pour qualifier "l'apparition de la vie à travers
le monde de l'ARN". Orgel a décrit quel genre de caractéristiques
l'ARN devait avoir et comment ceci était impossible dans son article
intitulé "The Origin of Life" publié dans la revue American Scientist,
octobre 1994:
"Ce scénario aurait pu avoir lieu,
nous avons observé, si l'ARN prébiotique avait deux capacités
pas si évidentes de nos jours: une capacité à se reproduire sans
recourir à l'aide des protéines et celle de catalyser chaque étape
de la synthèse de protéine."134
Il doit être également clair que croire que ces deux
processus extrêmement complexes et essentiels proviennent d'une
molécule comme l'ARN n'est possible que grâce à l'imagination fertile
et le point de vue des évolutionnistes. Des faits scientifiques
concrets, sont édifiants à ce sujet; la thèse du "monde l'ARN" qui
est le nouveau modèle proposé par les évolutionnistes pour prouver
la formation aléatoire de la vie, est également une fable invraisemblable.
Le biochimiste Gordon C. Mills de l'Université du Texas
et le biologiste moléculaire Dean Kenyon de l'Université d'Etat
de San Francisco ont évalué les failles du scénario du monde de
l'ARN et sont arrivés à une brève conclusion dans leur article intitulé
"Le monde de l'ARN: une critique":
"L'ARN est une molécule remarquable.
L'hypothèse du monde de l'ARN est une toute autre question. Rien,
à nos yeux, n'affirme qu'il s'agit d'une théorie établie ou qu'elle
est au moins prometteuse." 135
L'article du rédacteur scientifique Brig Klyce, paru
en 2001 explique que les scientifiques évolutionnistes sont très
persistants sur cette question, mais les résultats obtenus à ce
jour ont déjà démontré que ces efforts sont vains:
"La recherche dans le monde de l'ARN
est une industrie de taille moyenne. Cette recherche a démontré
comment ce serait extrêmement difficile pour les cellules vivantes
d'apparaître de manière aléatoire à partir de matières mortes au
cours du temps disponible sur terre. Cette démonstration est une
contribution d'une grande valeur à la science. Davantage de recherches
serait une contribution précieuse également. Or, continuer à insister
que la vie peut émerger spontanément de matières chimiques mortes
face à ces difficultés que l'on a surmontées récemment, est tout
simplement très surprenant. C'est la nostalgie des efforts des alchimistes
du moyen âge qui ont insisté pendant longtemps à essayer de transformer
le plomb en or." 136
La vie est un concept qui dépasse ce
simple monceau de molécules
Oublions pour l'instant toutes ces impossibilités et
supposons qu'une molécule de protéine est formée dans l'environ-nement
le moins adapté, le moins contrôlé tel que les conditions terrestres
primordiales. La forma-tion d'une seule protéine ne serait pas suffi-sante.
Celle-ci dev-rait attendre patiem-ment pendant des mil-liers, voire
des millions d'années dans cet environ-nement incontrôlé sans subir
de dégâts, jusqu'à ce qu'une autre molécule se forme à ses côtés
de manière aléatoire et dans des conditions similaires. Elle devrait
attendre que des millions de protéines adéquates et essentielles
se forment les unes à côté des autres dans le même environnement
"de façon aléatoire". Celles qui s'étaient constituées plus tôt
devaient faire preuve de patience, sans subir de dégâts malgré les
rayons ultraviolets et les effets mécaniques durs, en attendant
que les autres se constituent à leurs côtés. Ensuite ces protéines
en nombre suffisant, apparues au même endroit exactement, devaient
se rassembler en établissant des combinaisons utiles et former les
organelles de la cellule. Aucune matière intruse, molécule nuisible
ou une chaîne de protéines inutiles ne doit interférer dans ce processus.
Par la suite, même si ces organelles devaient se rassembler de manière
extrêmement harmonieuse et coopérative suivant un plan et un ordre
donnés, elles doivent prendre en plus d'elles-mêmes toutes les enzymes
nécessaires et se couvrir d'une membrane, dont l'intérieur doit
être rempli d'un liquide spécial pour leur préparer l'environnement
idéal. Maintenant, même si tous ces événements "très improbables"
ont bien eu lieu de manière aléatoire, est-ce que ce monceau de
molécules viendrait à la vie pour autant?
La réponse est non, car les recherches ont révélé que
la simple combinaison de toutes les matières nécessaires à la vie
n'est pas suffisante pour que celle-ci commence réellement. Même
si toutes les protéines nécessaires pour toute la vie étaient collectées
dans un tube à essai, ces efforts ne produiraient pas une seule
cellule vivante. Toutes les expériences conduites sur ce sujet ont
été vaines. Toutes les observations et les expériences indiquent
que la vie ne peut provenir que de la vie. L'affirmation que la
vie est apparue à partir d'une matière morte, autrement dit "l'abiogenèse",
est un conte qui n'existe que dans les rêves des évolutionnistes
et qui plus est en contradiction avec les résultats de toutes les
expériences et les observations.
Dans ce sens, les premiers signes de vie sur terre
ont sûrement dû provenir d'une autre vie. C'est une image de l'épithète
divine de "Hayy" (Le propriétaire de la vie). La vie ne peut commencer
et ni finir que par sa volonté. Concernant l'évolution, non seulement
cette théorie est incapable d'expliquer comment la vie est apparue,
mais également elle n'arrive pas à expliquer comment les matières
nécessaires à la vie sont apparues et se sont rassemblées.
Chandra Wickramasinghe décrit la vérité à laquelle
il a dû faire face en tant que scientifique à qui on a toujours
répété que la vie est le fruit du hasard:
"Depuis
mes premiers stages scientifiques, on m'a très sérieusement lavé
le cerveau pour que je croie que la science est incompatible avec
l'idée d'une quelconque création délibérée. Cette notion a dû être
difficilement répandue. En ce moment, je n'arrive pas à trouver
le moindre argument rationnel pour réfuter l'idée d'une conversion
divine. Nous avions avant un esprit ouvert; alors qu'aujourd'hui
nous nous rendons compte que la seule réponse logique à la vie est
la création - et non pas un battage accidentel et aléatoire."
137
121
Richard B. Bliss & Gary E. Parker, Origin of Life, California:
1979, p. 25.
122 Ibid.
123 S. W. Fox, K. Harada, G. Kramptiz, G. Mueller,
"Chemical Origin of Cells", Chemical Engineering News, June 22,
1970, p. 80.
124 Frank B. Salisbury, "Doubts about the Modern
Synthetic Theory of Evolution", American Biology Teacher, September
1971, p. 336.
125 Paul Auger, De La Physique Theorique a la
Biologie, 1970, p. 118.
126 Francis Crick, Life Itself: It's Origin and
Nature, New York, Simon & Schuster, 1981, p. 88.
127 Ali Demirsoy, Kalitim ve Evrim (Inheritance
and Evolution), Ankara: Meteksan Publishing Co., 1984, p. 39.
128 Homer Jacobson, "Information, Reproduction
and the Origin of Life", American Scientist, January 1955, p.121.
129 Reinhard Junker & Siegfried Scherer, "Entstehung
Gesiche Der Lebewesen", Weyel, 1986, p. 89.
130 Michael Denton, Evolution: A Theory in Crisis.
London: Burnett Books, 1985, p. 351.
131 John Horgan, "In the Beginning", Scientific
American, vol. 264, February 1991, p. 119.
132 G.F. Joyce, L. E. Orgel, "Prospects for Understanding
the Origin of the RNA World", In the RNA World, New York: Cold Spring
Harbor Laboratory Press, 1993, p. 13.
133 Jacques Monod, Chance and Necessity, New York:
1971, p.143.
134 Leslie E. Orgel, "The Origin of Life on the
Earth", Scientific American, Ekim 1994, vol. 271, p. 78.
135 Gordon C. Mills, Dean Kenyon, "The RNA
World: A Critique", Origins & Design, 17:1, 1996.
136 Brig Klyce, The RNA World, http://www. panspermia.org/rnaworld.htm.
137 Chandra Wickramasinghe, Interview in London
Daily Express, August 14, 1981. |