Le scénario de l'évolution humaine
Dans les chapitres précédents, nous avons vu qu'il
n'existe aucun mécanisme naturel qui permet aux êtres vivants d'évoluer
et que les espèces vivantes sont apparues, non pas grâce à un processus
évolutif mais plutôt de manière soudaine dans leur structure parfaite
que nous connaissons aujourd'hui. Cela signifie, qu'elles ont été
créées individuellement et que par conséquent "l'évolution humaine"
n'a jamais eu lieu.
Que proposent donc les évolutionnistes comme base pour
cette histoire?
Cette base c'est l'existence de nombreux fossiles que
les évolutionnistes utilisent pour fabriquer leurs interprétations
imaginaires. Tout au long de l'histoire, plus de 6.000 espèces de
singes ont vécu et plusieurs d'entre elles se sont éteintes. Aujourd'hui,
seul 120 espèces vivent encore sur terre. Ces 6.000 espèces environ,
dont la majorité s'est éteinte, constituent une mine intarissable
pour les évolutionnistes.
Les évolutionnistes ont rédigé le scénario de l'évolution
humaine en arrangeant dans l'ordre croissant, du plus petit au plus
grand, quelques crânes adaptés à leur objectif; ils ont également
mis des crânes de certaines races humaines éteintes depuis longtemps.
Conformément à ce scénario, les hommes et les singes modernes ont
les mêmes ancêtres. Ces créatures ont évolué dans le temps et certaines
d'entre elles sont devenues les singes que l'on connaît aujourd'hui
alors qu'un autre groupe est devenu l'homme d'aujourd'hui, suivant
une autre branche de l'évolution.
Toutefois, toutes les découvertes paléontologiques,
anatomiques et biologiques ont démontré que cette prétendue évolution
n'est que fiction comme toutes les autres. Aucune preuve irréfutable
n'a été présentée pour prouver qu'il existe une relation entre l'homme
et le singe, exception faite des contrefaçons, distorsions, dessins
et commentaires trompeurs.
Les archives fossiles nous indiquent que tout au long
de l'histoire, les hommes ont toujours été des hommes et les singes
toujours des singes. Les fossiles présentés par les évolutionnistes
comme ancêtres des hommes, appartiennent en fait à des races humaines
ayant vécu jusqu'à environ 10.000 années plus tôt, puis ont fini
par disparaître. En outre, plusieurs communautés humaines vivant
aujourd'hui ont les mêmes traits physiques que ces races éteintes,
que les évolutionnistes prétendent être les ancêtres de l'homme.
Ces faits sont des preuves tangibles que l'homme n'est jamais passé
par un processus évolutif quelle que soit l'époque historique.
Le plus important dans tout cela, c'est qu'il existe
de nombreuses différences anatomiques entre les singes et les hommes
et qu'aucune d'entre elles n'est du genre à survenir à travers un
processus évolutif. Par exemple, le fait d'être un "bipède" est
une caractéristique propre à l'homme et constitue le trait principal
qui distingue celui-ci des autres animaux.
L'arbre généalogique imaginaire
de l'homme
Selon ce que prétend Darwin, l'homme moderne a évolué
à partir de créatures qui ressembleraient à des singes. Pendant
ce prétendu processus évolutif, qui aurait débuté 4 à 5 millions
d'années auparavant, des "formes transitionnelles" auraient existé;
elles constituent la transition entre l'homme moderne et ses ancêtres.
Selon ce scénario complètement imaginaire, quatre "catégories" élémentaires
sont établies:
1- Australopithèques
2- Homo Habilis
3- Homo Erectus
4- Homo Sapiens
Les évolutionnistes appellent le prétendu premier ancêtre
commun de l'homme et du singe, "l'Australopithèque". Ce nom signifie
"singe d'Afrique du Sud". L'Australopithèque, qui n'est autre qu'une
ancienne espèce de singe disparue depuis longtemps, existait sous
différents types. Certains sont forts, alors que d'autres sont plus
petits de taille et plus minces.
UN
SEUL OS DE MACHOIRE COMME LE DEBUT DE L'INSPIRATION
 
Le premier fossile de Ramapithèques
trouvé: une mâchoire manquante composée de deux parties (sur
la droite). Les évolutionnistes ont osé dessiner les Ramapithèques,
leurs familles et l'environnement dans lequel ils ont vécu,
sur la seule base de ces deux os de mâchoires. |
Les évolutionnistes classifient l'étape suivante de
l'évolution humaine sous l'appellation "Homo" c'est-à-dire "homme".
Selon ce que prétendent les évolutionnistes, les être vivants de
la série Homo sont plus développés que l'Australopithèque et pas
très différents de l'homme moderne. Celui-ci, en l'occurrence l'Homo
Sapiens, est supposé s'être développé lors de la dernière étape
de l'évolution de cette espèce.
Les fossiles comme "l'homme de Java", "l'homme de Pékin"
et "Lucy", qui apparaissent dans les médias de temps à autre et
dont regorgent les ouvrages et manuels évolutionnistes, font partie
de l'une des quatre espèces mentionnées plus haut. On pense également
que ces espèces se divisent en sous-espèces.
Certaines formes transitionnelles
du passé, tels les Ramapithèques, ont dû être exclues de l'arbre
généalogique imaginaire de l'évolution après que l'on s'est rendu
compte qu'il ne s'agissait que de singes très ordinaires.69
En établissant la chaîne de relation sous cette forme
"Australopithèques> Homo Habilis> Homo Erectus> Homo Sapiens", les
évolutionnistes sous-entendent que chacune de ces espèces est l'ancêtre
de l'autre. Toutefois, les récentes découvertes effectuées par les
paléoanthropologues ont révélé que l'Australopithèque, l'Homo Habilis,
l'Homo Erectus existaient dans différentes parties du monde à la
même époque. De plus, une certaine partie des humains classifiés
en tant que Homo Erectus ont vécu jusqu'à une période proche des
temps modernes. L'Homo Sapiens Néandertalien et l'Homo Sapiens (l'homme
moderne) ont existé côte à côte dans la même région. Cette situation
indique l'infondé des allégations évolutionnistes, en l'occurrence
que les uns sont les ancêtres des autres.
Intrinsèquement, toutes les découvertes et recherches
scientifiques ont révélé que les fossiles n'indiquent pas qu'un
processus évolutif a eu lieu comme le prétendent les évolutionnistes.
Les fossiles, que les évolutionnistes considèrent comme les ancêtres
de l'humanité, appartiennent en fait à diverses espèces d'hommes
ou de singes.
Par conséquent, quels sont les fossiles humains et
quels sont ceux des singes? Est-il possible d'en considérer quelques-uns
comme des formes transitionnelles? Pour avoir les réponses, il va
falloir examiner de plus près chaque catégorie.
L'Australopithèque: une espèce de singe
L'Australopithèque, c'est-à-dire la première catégorie,
signifie "le singe du sud". On croit que ces créatures sont apparues
pour la première fois en Afrique il y a 4 millions d'années de cela
et qu'elles auraient vécu jusqu'à 1 million d'années avant notre
époque. Il existe quelques catégories au sein des Australopithèques.
Les évolutionnistes croient que la plus ancienne espèce d'Australopithèque
est l'Australopithèque Afarensis. Après cela l'A. Africanus, qui
a des os plus minces, puis l'A. Robustus, dont les os sont relativement
plus robustes. En ce qui concerne l'A. Boisei, quelques chercheurs
l'acceptent en tant qu'espèce différente alors que d'autres le considèrent
comme une sous-espèce de l'A. Robustus.
Toutes les espèces d'Australopithèques sont des singes
qui n'existent plus mais qui ressemblent à ceux que l'on connaît
aujourd'hui. Leurs capacités crâniennes sont similaires voire plus
faibles que celles des chimpanzés que l'on connaît aujourd'hui.
Leurs mains et leurs pattes sont dotées d'organes en saillie qui
leur permettent de s'accrocher et d'escalader les arbres exactement
comme le font les chimpanzés de nos jours. Leurs pieds leur permettent
de s'accrocher aux branches d'arbres. Ils sont de petite taille
(maximum 130 cm) et à l'instar des chimpanzés d'aujourd'hui, les
Australopithèques mâles sont plus grands que les femelles. Plusieurs
traits comme leur crâne, le rapprochement des yeux, la molaire tranchante,
la structure mandibulaire, les mains longues et les pieds de petite
taille sont autant de preuves qui démontrent que ces êtres vivants
n'étaient pas différents des singes actuels.
Les évolutionnistes prétendent que même si les Australopithèques
ont l'anatomie d'un singe, ils marchaient debout comme les humains
et non pas comme les singes.
"Marcher
debout" comme le prétendent les évolutionnistes est en réalité une
opinion soutenue depuis des décennies par les paléoanthropologues
tels Richard Leakey et Donald C. Johanson. Toutefois, plusieurs
scientifiques ont mené des recherches sur les structures squelettiques
des Australopithèques et ont réfuté cet argument. Des recherches
poussées effectuées sur des spécimens d'Australopithèque par deux
anatomistes anglais et américain de renommée mondiale, en l'occurrence
Lord Solly Zuckerman et le Professeur Charles Oxnard, ont prouvé
que ces créatures n'étaient pas des bipèdes et qu'elles avaient
la même démarche que celle des singes d'aujourd'hui. Après avoir
étudié les os de ces fossiles pendant 15 ans grâce au financement
accordé par le gouvernement britannique, Lord Zuckerman assisté
d'une équipe de 5 spécialistes est arrivé à la conclusion suivante:
les Australopithèques n'étaient qu'une espèce ordinaire de singes
et n'étaient absolument pas des bipèdes, malgré le fait que Zuckerman
est lui-même un évolutionniste.70 De plus, Charles
E. Oxnard, un autre évolutionniste connu pour les recherches qu'il
a menées sur la question, a également établi la relation entre le
squelette de l'Australopithèque et les orangs-outans modernes.71
Enfin, en 1994 une équipe de l'Université de Liverpool a inauguré
une recherche d'une grande ampleur afin d'aboutir à une décision
finale. L'équipe a conclu que "les Australopithèques sont des quadrupèdes".72
Bref, les Australopithèques n'ont aucun lien avec les
humains et ne sont qu'une espèce de singes qui s'est éteinte depuis
longtemps.
Homo Habilis: le singe qui fut présenté comme un
humain
La grande similitude qui existe entre les structures
squelettiques et crâniennes des Australopithèques et des chimpanzés
en plus de la preuve établie que ces créatures ne marchaient pas
debout, a causé d'énormes difficultés aux paléoanthropologues. Car,
selon la machination imaginée par les évolutionnistes, l'Homo Erectus
vient après l'Australopithèque. Comme le préfixe "homo" (c'est-à-dire
humain) l'indique, Homo Erectus est une catégorie humaine et son
squelette est droit. Sa capacité crânienne est deux fois plus grande
que celle de l'Australopithèque. Une transition directe à partir
de l'Australopithèque, qui est un singe ressemblant au chimpanzé,
vers l'Homo Erectus qui a un squelette similaire à celui de l'homme
de nos jours, est tout à fait invraisemblable même selon la théorie
de l'évolution. Par conséquent, "les liens" en l'occurrence les
"formes transitionnelles" sont nécessaires. C'est de cette nécessité
qu'est né l'Homo Habilis.
|
L'Australopithèque Afarensis: un singe
dont l'espèce est éteinte
Le
premier fossile trouvé en Ethiopie, Hadar, supposé appartenir
à l'espèce Australopithecus Afarensis: AL 288-1 ou "Lucy".
Pendant longtemps, les évolutionnistes ont tout essayé pour
prouver que "Lucy" était capable de marcher debout; toutefois
les dernières recherches ont établi que celle-ci était un
singe ordinaire qui ne pouvait pas marcher debout.
Le
fossile Australopithèque Afarensis AL 333-105 ci-dessous
appartient à un jeune membre de cette espèce. C'est la raison
pour laquelle la saillie n'apparaît pas encore sur son crâne.
 
UN
AUSTRALOPITHEQUE UN CHIMPANZE MODERNE |
Ci-dessus,
nous voyons le crâne du fossile Australopithèque Afarensis
AL 444-2, et ci-dessous le crâne d'un singe contemporain.
La similitude évidente prouve que A. Afarensis est une espèce
de singe ordinaire sans la moindre caractéristique "humaine".
|
C'est durant les années 60 que la classification de
l'Homo Habilis a été avancée par la famille Leakeys, qui est une
famille de "chasseurs de fossiles". Selon les Leakeys, cette nouvelle
espèce qu'ils ont classifiée comme Homo Habilis est dotée d'une
capacité crânienne assez large, de la possibilité de marcher debout
et d'utiliser des instruments fabriqués en pierre ou en bois. Ainsi,
cette espèce aurait pu être l'ancêtre de l'homme.
Les fossiles de cette même espèce, découverts au cours
des années 80 allaient complètement changer cette donne. Certains
chercheurs tels que Bernard Wood et C. Loring Brace se basaient
sur ces fossiles trouvés récemment pour déclarer que l'Homo Habilis,
qui signifie "l'homme capable d'utiliser des outils" devait être
classé parmi les Australopithèques Habilis, en l'occurrence "le
singe sud-africain capable d'utiliser des outils". Car l'Homo Habilis
partageait plusieurs caractéristiques avec les singes appelés Australopithèques.
Il avait les mains longues, les jambes courtes et un squelette similaire
à celui des Australopithèques. Ses doigts et orteils étaient parfaitement
adaptés à l'escalade. Sa structure mandibulaire était très similaire
à celle des singes de nos jours. La capacité crânienne moyenne de
l'Homo Habilis était de 600 cm3 ce qui indique qu'il s'agissait
bien d'un singe. Bref, l'Homo Habilis, qui fut présenté comme une
espèce différente par certains évolutionnistes, était en fait une
espèce de singe comme tous les autres Australopithèques.
L'Homo Habilis: une autre espèce de
singe éteinte
Pendant
longtemps, les évolutionnistes ont soutenu que les créatures
appelées Homo Habilis pouvaient marcher debout. Ils pensaient
avoir trouvé le lien entre le singe et l'homme. Toutefois,
les nouveaux fossiles Homo Habilis que Tim White a découverts
en 1986 et baptisés OH 62 réfutaient cette assertion. Ces
fragments de fossiles ont démontré que l'Homo Habilis avait
de longs bras et de petites jambes, exactement comme les
singes contemporains. Ce fossile a mis fin à l'affirmation
que l'Homo Habilis était un bipède capable de marcher droit.
En réalité, Homo Habilis n'était rien d'autre qu'un membre
d'une espèce de singes.
"OH 7 Homo Habilis" ci-dessous
à gauche a été le fossile qui décrivait le mieux les caractéristiques
mandibulaires des espèces Homo Habilis. Ce fossile est doté
de grandes dents incisives. Ses molaires sont petites. La
forme de la mandibule est carrée. Toutes ces caractéristiques
rendent ces mandibules très similaires à celles des singes
contemporains. Autrement dit, la mandibule de l'Homo Habilis
confirme une fois de plus que ce vivant est en réalité un
singe.
|
Les recherches effectuées plus tard ont en effet indiqué
que l'Homo Habilis n'était pas différent des Australopithèques.
Les fossiles du crâne et du squelette OH62 trouvés par Tim White
ont démontré que ces espèces avaient une capacité crânienne réduite,
des mains longues et des jambes courtes, ce qui leur permettait
d'escalader les arbres exactement comme le font les singes aujourd'hui.
Les analyses détaillées, conduites par l'anthropologue
américaine Holly Smith en 1994, indiquent que l'Homo Habilis n'était
pas un "homo", c'est-à-dire "humain" mais plutôt un "singe". A propos
des analyses effectuées sur les dents des Australopithèques, Homo
Habilis, Homo Erectus et Homo Néandertalien, Smith a déclaré ce
qui suit:
"Si l'on se restreint dans les analyses
fossiles aux spécimens qui remplissent ces critères, les modèles
du développement dentaire des Australopithèques graciles et Homo
Habilis restent classifiés parmi les singes africains. Ceux des
Homo Erectus et du Néandertalien sont classés avec les humains."
73
Au cours de la même année, Fred Spoor,
Bernard Wood et Frans Zooneveld, des spécialistes en anatomie, sont
arrivés à la même conclusion par le biais d'une méthode complètement
différente. Celle-ci était basée sur une analyse comparative des
canaux semi-circulaires dans l'oreille interne des humains et des
singes qui permettent de se tenir en équilibre. Les canaux des humains,
qui marchent droits, différaient considérablement de ceux des singes,
qui marchaient courbés. Les canaux des oreilles internes des Australopithèques,
pour ne citer que ceux-là, et les spécimens des Homo Habilis analysés
par Spoor, Wood et Zonneveld étaient similaires aux singes actuels.
Les canaux des oreilles internes des Homo Erectus étaient les mêmes
que ceux de l'homme d'aujourd'hui.74
Cette découverte a donné deux résultats importants:
1- Les fossiles connus sous l'appellation Homo Habilis
n'appartenaient pas à la catégorie "homo", c'est-à-dire, la catégorie
humaine, mais plutôt à celle des Australopithèques, en l'occurrence
les singes.
2- L'Homo Habilis et l'Australopithèque avaient tous
les deux une démarche courbée et par conséquent le squelette d'un
singe. Ils n'avaient aucune relation avec les humains.
Homo Rudolfensis: le visage articulé incorrectement
Le terme Homo Rudolfensis est le nom donné à quelques
fragments fossiles déterrés en 1972. La catégorie que ce fossile
est sensé représenter était appelée Homo Rudolfensis puisque ces
fragments fossiles avaient été trouvés à Rudolf River au Kenya.
La majorité des paléoanthropologues a accepté l'idée que ces fossiles
n'appartenaient pas à une espèce distincte mais qu'en réalité l'être
vivant appelé Homo Rudolfensis était un Homo Habilis.
Richard Leakey, qui a déterré les fossiles, présenta
le crâne qu'il avait appelé "KNM-ER 1470" et déclara que celui-ci
était vieux de 2,8 millions d'années. C'était la plus grande découverte
de l'histoire de l'anthropologie. Elle eut un effet considérable.
Selon Leakey, cet être, qui avait une capacité crânienne réduite
comme les Australopithèques mais également le visage d'un homme,
était le lien manquant entre l'Australopithèque et l'être humain.
Cependant après un court laps de temps, on a découvert que le visage
quasi-humain du crâne KNM-ER 1470 qui apparaissait fréquemment sur
les couvertures des revues scientifiques résultait en fait d'une
articulation défectueuse des fragments crâniens. Ceci aurait pu
être un acte délibéré. Le Professeur Tim Bromage, qui a mené des
études sur le visage humain, a dévoilé en 1992 ce fait à l'aide
d'une simulation assistée par ordinateur:
"Lorsqu'il (KNM-ER 1470) a été
reconstitué pour la première fois, le visage a été adapté à la
boîte crânienne de manière presque verticale, presque comme les
visages plats des humains modernes. Or, les études effectuées
récemment sur les relations anatomiques démontrent que le visage
devait être largement saillant, créant ainsi un aspect de singe,
plutôt comme les visages des Australopithèques." 75
Le paléoanthropologue évolutionniste J. E. Cronin commente
ce fait de la manière suivante:
".son visage construit de manière
relativement robuste, son clivus naso-alvéolaire plutôt plat,
(rappelant les faces plates des Australopithèques), une largeur
crânienne maximale réduite (au niveau des temporales), des canines
solides et de larges molaires (comme l'indiquent les racines qui
restent) sont des traits relativement primitifs qui allient le
spécimen aux membres du taxon Australopithèque Africanus." 76
C. Loring Brace de l'Université du
Michigan est arrivé à la même conclusion après les analyses qu'il
a réalisées sur la mâchoire et la structure dentaire du crâne 1470
et a déclaré que la taille de la mâchoire et de la partie contenant
les molaires ont démontré que ER 1470 avait exactement le visage
et les dents d'un Australopithéque.77
Le professeur Alan Walker, un paléoanthropologue de
l'Université de John Hopkins qui a effectué des recherches sur KNM-ER
1470 comme Leakey, défend l'idée que cet être vivant ne doit pas
être classifié en tant que "homo", c'est-à-dire une espèce humaine
comme Homo Habilis ou Homo Rudolfensis, mais plutôt inclut parmi
l'espèce Australopithèque.
Pour résumer, les classifications
comme Homo Habilis ou Homo Rudolfensis qui sont présentées comme
des liens transitionnels entre les Australopithèques et les Homo
Erectus sont totalement imaginaires. Comme beaucoup de chercheurs
l'ont confirmé récemment, ces êtres vivants sont membres de la série
Australopithèque. Toutes leurs caractéristiques anatomiques démontrent
qu'ils sont tous membres d'une espèce de singe ou d'une autre. 78
Ce fait a été confirmé par une étude de deux anthropologues
évolutionnistes, Bernard Wood et Mark Collard, publiée en 1999 dans
la revue Science. Wood et Collard ont expliqué que les catégories
de l'Homo Habilis et de l'Homo Rudolfensis (le crâne 1470) étaient
imaginaires et que les fossiles qui leur ont été attribués doivent
correspondre au genre Australopithèque:
"Plus récemment, des espèces fossiles ont été attribuées
à l'Homo sur la base d'une similitude absolue de la taille du
cerveau, les interférences au niveau de la capacité linguistique
et de la fonction des mains, ainsi que leur capacité à façonner
des outils en pierre. Sauf rares exceptions, la définition et
l'utilisation du genre dans le cadre de l'évolution humaine et
la délimitation de l'Homo n'ont jamais été considérées comme des
notions problématiques. Toutefois, les données récentes, les nouvelles
interprétations des preuves disponibles, et les limites des archives
2paléoanthropologiques réfutent les critères actuels qui régissent
l'attribution des taxa à l'Homo. En pratique, les fossiles des
hominidés sont classés en tant qu'Homo sur la base d'un critère
ou plus sur quatre. Il est évident maintenant qu'aucun de ces
critères n'est satisfaisant. Le "Rubicon cérébral" pose problème
car la capacité crânienne absolue n'a pas beaucoup de sens sur
le plan biologique. De même, il existe des preuves irréfutables
que la capacité du langage ne saurait être déduite de l'apparence
grossière du cerveau et que les parties cérébrales dont dépend
le langage ne sont pas si bien localisées comme l'avaient laissé
entendre les études précédentes.
.En d'autres termes, avec les hypodigmes
de Homo Habilis et Homo Rudolfensis qui lui sont attribués, le genre
Homo n'est pas un bon genre. Ainsi, H. Habilis et H. Rudolfensis
(ou Homo Habilis au sens large pour ceux qui n'adhèrent pas à la
subdivision taxonomique du "premier Homo" DOIVENT ETRE RETIRES du
genre Homo. L'alternative taxonomique évidente, en l'occurrence
le transfert d'une ou des deux taxa à l'un des premiers hominidés
(hominin genera) existants, n'est sûrement pas dénuée de problèmes.
Mais, NOUS RECOMMANDONS QUE, POUR LE MOMENT, HOMO HABILIS ET HOMO
RUDOLFENSIS SOIENT TRANSFERES AU GENRE DES AUTRALOPITHEQUES." 79
Les conclusions tirées par Wood et Collard confirment
ce que nous venons d'expliquer. Il n'y a jamais eu d'"ancêtres humains"
à travers l'histoire. Les créatures présentées en tant que tels
sont en réalité des singes qui doivent être classés dans le genre
Australopithèque. Les archives fossiles démontrent qu'il n'existe
aucune relation évolutive entre les singes disparus et l'Homo, l'être
humain, qui apparaît soudainement dans les archives fossiles.
Homo Erectus, puis par la suite, les êtres humains
Selon les plans imaginés par les évolutionnistes, l'évolution
interne de l'espèce Homo s'est effectuée dans l'ordre suivant: premièrement,
l'Homo Erectus, puis l'Homo Sapiens archaïque et l'homme de Neandertal,
plus tard l'homme de Cro-Magnon et après l'homme moderne. Cependant,
toutes ces classifications ne sont en réalité que des races humaines
originales. La différence entre elles n'est pas plus grande que
celle entre un inuit et un noir ou un pygmée et un Européen.
Examinons alors en premier chef l'Homo Erectus, qui
est présenté comme l'espèce la plus primitive. Comme le sous-entend
le terme "erect", "Homo Erectus" signifie "l'homme marchant droit".
Les évolutionnistes ont dû distinguer ces hommes des précédents
en ajoutant la qualité de "droiture" car tous les fossiles d'Homo
Erectus disponibles sont droits à un point qui n'a pas été observé
chez les spécimens d'Australopithèques ou d'Homo Habilis. Il n'existe
aucune différence entre le squelette de l'homme moderne et celui
de l'Homo Erectus.
La raison principale qu'invoquent les évolutionnistes
pour définir l'Homo Erectus en tant que "primitif" est sa capacité
crânienne (900-1.100 cm3), plus réduite que la moyenne chez l'homme
moderne, ainsi que ses sourcils épais. Cependant, il y a de nombreuses
personnes de nos jours qui ont la même capacité crânienne que l'Homo
Erectus (par exemple, les pygmées) et il existe d'autres races qui
ont des sourcils saillants (les aborigènes australiens à titre d'exemple).
|
L'Homo Erectus: une ancienne race
humaine
Homo
Erectus signifie "l'homme qui se tient droit". Tous les
fossiles inclus dans cette espèce appartiennent à des races
humaines particulières. Puisque la majorité des fossiles
des Homo Erectus ne partage pas la même caractéristique,
il est assez difficile de définir ces hommes selon leurs
crânes. C'est la raison pour laquelle divers chercheurs
évolutionnistes ont établi plusieurs classifications et
appellations. Ci-dessus sur la gauche, nous pouvons voir
un crâne qui a été découvert à Koobi Fora, en Afrique en
1975. Il définit globalement l'Homo Erectus. Sur la droite,
un crâne: Homo Ergaster KNM-ER 3733, est celui qui recouvre
les mystères en question.
Les capacités
crâniennes de tous ces fossiles Homo Erectus sont
de 900 à 1100 cm3. Ces chiffres correspondent aux limites
des capacités crâniennes contemporaines.
KNM-WT 15000 ou le squelette
de l'enfant de Turkana sur la droite est probablement le
plus vieux et le plus complet des fossiles humains trouvés
à ce jour. Les recherches menées sur ce fossile, supposé
être vieux de 1,6 millions d'années, démontrent qu'il appartient
à un enfant de 12 ans dont la taille aurait atteint 1,80
m s'il avait vécu jusqu'à l'adolescence. Ce fossile, qui
ressemble largement à la race du Neandertal, est la preuve
par excellence qui réfute la thèse évolutionniste.
L'évolutionniste Donald
Johnson décrit ce fossile en ces termes: "Il était grand
et mince. Sa forme corporelle et ses membres ressemblent
largement à ceux des Africains équatoriaux. La taille de
ses membres était parfaitement adaptée à celle des adultes
blancs d'Amérique du Nord."
|
Tout le monde s'accorde sur le fait
que la différence de la capacité crânienne ne signifie pas nécessairement
une différence dans le niveau d'intelligence ou dans les capacités.
L'intelligence dépend plus de l'organisation interne du cerveau
que du volume de celui-ci.80
Les fossiles qui ont fait connaître l'Homo Erectus
au monde entier sont ceux de l'homme de Pékin et l'homme de Java
trouvés en Asie. Toutefois, on s'est rendu compte après que ces
deux fossiles n'étaient pas une source solide. L'homme de Pékin
consistait d'éléments faits en plâtre puisque les originaux étaient
perdus, alors que l'homme de Java se "composait" d'un fragment de
squelette en plus d'un os de pelvis trouvé à quelques mètres du
squelette sans la moindre indication que cet os de pelvis a bel
et bien appartenu à ce même être humain. C'est pour cette raison
que les fossiles de l'Homo Erectus trouvés en Afrique ont eu cette
importance grandissante. (Il y a lieu de précser que certains fossiles
appartenant prétendument à l'Homo Erectus ont été inclus dans une
seconde catégorie appelée "Homo Ergaster" par certains évolutionnistes.
Il existe un désaccord entre eux à ce sujet. Nous considérerons
tous ces fossiles comme faisant partie de l'Homo Erectus.)
|
DES MARINS DE SEPT CENT MILLE ANS
|
| "Les
premiers humains étaient plus intelligents que nous le pensons."
Publié dans le New Scientist, le 14 mars 1998.
Selon cette information, les humains appelés Homo Erectus
par les évolutionnistes étaient des marins habiles 700 milles
ans auparavant. Ces humains, qui détenaient suffisamment de
connaissances et de technologie et possédaient une culture
qui leur permettait d'utiliser les voies marines pour le transport,
ne sauraient être considérés "primitifs". |
Le spécimen le
plus célèbre parmi les Homo Erectus trouvés en Afrique est celui
de "Narikotome Homo Erectus" ou l'"Enfant de Turkana" trouvé à proximité
du lac Turkana, Kenya. Il a été confirmé que ce fossile était celui
d'un enfant de 12 ans, qui aurait mesuré 1,83 m lorsqu'il était
adolescent. La structure droite du squelette est similaire à celle
de l'homme moderne. A ce propos, le paléoanthropologue Alan Walker
a déclaré qu'il doutait qu'un "pathologiste moyen puisse faire la
différence entre le squelette du fossile et celle d'un homme moderne".81
En ce qui concerne le crâne, Walker a déclaré "qu'il ressemblait
beaucoup à celui d'un homme de Neandertal".82
Comme nous allons le voir dans le prochain chapitre, le Neandertal
est une race d'homme moderne. Aussi, l'Homo Erectus est-il lui aussi
une race d'homme moderne.
Même l'évolutionniste Richard Leakey affirme que les
différences entre Homo Erectus et l'homme moderne ne sont pas plus
qu'une variété raciale:
"Nous devons également voir la
différence dans la forme du crâne, le degré de saillie du visage,
la robustesse des arcades, etc. Ces différences ne sont plus prononcées
que celles qui existent de nos jours entre les races géographiquement
distinctes des humains modernes. Cette différence biologique se
manifeste lorsque les populations sont séparées géographiquement
les unes des autres pendant un laps de temps considérable." 83
Le Professeur William Laughlin de l'Université du Connecticut
a effectué des examens anatomiques très poussés sur les inuits et
les populations des îles Aleut. Il a constaté qu'ils étaient très
similaires à l'Homo Erectus. Il en a conclu que ces races disparues
étaient en fait diverses races d'Homo Sapiens (homme moderne).
"Lorsque l'on observe les grandes
différences qui séparent des groupes éloignés tels que les eskimos
et les aborigènes, qui appartiennent à la catégorie Homo Sapiens,
il nous parait justifié de conclure que le Sinanthrope (un spécimen
erectus - ALC) appartient à cette même espèce diverse." 84
Nous avons souvent entendu ces derniers temps au sein
de la communauté scientifique que l'Homo Erectus est une classification
superflue et que les fossiles attribués à la catégorie Homo Erectus
ne sont pas si différents des Homo Sapiens au point de les considérer
comme une espèce à part. La revue American Scientist a résumé les
discussions à propos de cette question. Une conférence a été tenue
à ce propos en 2000:
"La majorité des participants à la
conférence de Senckenberg ont été impliqués dans un débat enflammé,
lancé par Milford Wolpoff de l'Université du Michigan, Alan Thorne
de l'Université de Canberra et leurs collègues, sur le statut taxonomique
de l'Homo Erectus. Ils ont appuyé avec force que l'Homo Erectus
n'était pas valide en tant qu'espèce et que celle-ci devait ainsi
être éliminée. Tous les membres du genre Homo, depuis 2 millions
d'années jusqu'à nos jours, n'étaient finalement qu'une seule grande
espèce variée, Homo Sapiens, sans interruptions ni subdivisions
naturelles. Le sujet de la conférence: l'Homo Erectus n'existait
pas." 85
| Le Neandertal:
des hommes robustes
 Ci-dessus,
un Homo Sapiens Neanderthalenssis, Amud, un crâne découvert
en Israël. Le Neandertal est connu pour sa robustesse tout
en étant de petite taille. Il n'en demeure pas moins que le
propriétaire de ce crâne devait mesurer 1,80 de taille. Sa
capacité crânienne est le plus grande jamais découverte: 1740
cm3. Pour toutes ces raisons, ce fossile figure parmi les
preuves principales qui réfutent la thèse que le Neandertal
était une espèce primitive.
|
Dire que "l'Homo Erectus n'existait pas" signifie que
"l'Homo Erectus n'est pas une espèce différente de l'Homo Sapiens,
mais plutôt qu'elle fait partie intégrante de celle-ci".
Par ailleurs, il existe une grande faille entre l'Homo
Erectus, la race humaine et les singes qui précèdent l'Homo Erectus
dans le scénario de "l'évolution humaine", (Australopithèque, Homo
Habilis, Homo Rudolfensis). Ceci signifie que les premiers hommes
sont apparus soudainement dans les archives fossiles et directement
sans une histoire évolutive. Il ne peut y avoir d'indication plus
claire sur le fait qu'ils ont été créés.
Or admettre ce fait va à l'encontre de toute la philosophie
dogmatique et l'idéologie prônées par les évolutionnistes. Ainsi,
ils tentent de présenter l'Homo Erectus, qui est une véritable race
humaine, en tant que créature à moitié singe. Dans leurs reconstitutions
d'Homo Erectus, ils persistent à dessiner des traits simiens. Par
ailleurs, avec des méthodes de dessins similaires, ils humanisent
les singes tels que les Australopithèques ou Homo Habilis. Grâce
à cette méthode, ils cherchent à "dresser une approximation" entre
les singes et les humains et combler ainsi la faille entre ces deux
catégories
69
David Pilbeam, "Humans Lose an Early Ancestor", Science, April 1982,
pp. 6-7.
70
C.C. Swisher III, W. J. Rink, S. C. Antón, H. P. Schwarcz, G. H.
Curtis, A. Suprijo, Widiasmoro, "Latest Homo erectus of Java:
Potential Contemporaneity with Homo sapiens in Southeast Asia",
Science, Volume 274, Number 5294, Issue of 13 Dec 1996, pp. 1870-1874;
also see, Jeffrey Kluger, "Not So Extinct After All: The Primitive
Homo Erectus May Have Survived Long Enough To Coexist With Modern
Humans, Time, December 23, 1996.
71 Solly Zuckerman, Beyond The Ivory Tower, New
York: Toplinger Publications, 1970, pp. 75-94.
72 Charles E. Oxnard, "The Place of Australopithecines
in Human Evolution: Grounds for Doubt", Nature, Vol 258, p. 389.
73
Holly Smith, American Journal of Physical Antropology, Vol 94, 1994,
pp. 307-325.
74
Fred Spoor, Bernard Wood, Frans Zonneveld, "Implication of Early
Hominid Labryntine Morphology for Evolution of Human Bipedal Locomotion",
Nature, vol 369, June 23, 1994, p. 645-648.
75
Tim Bromage, New Scientist, vol 133, 1992, p. 38-41.
76
J. E. Cronin, N. T. Boaz, C. B. Stringer, Y. Rak, "Tempo and Mode
in Hominid Evolution", Nature, Vol 292, 1981, p. 113-122.
77
C. L. Brace, H. Nelson, N. Korn, M. L. Brace, Atlas of Human Evolution,
2.b. New York: Rinehart and Wilson, 1979.
78
Alan Walker, Scientific American, vol 239 (2), 1978, p. 54.
79
Bernard Wood, Mark Collard, "The Human Genus", Science,
vol 284, No 5411, 2 April 1999, p. 65-71.
80
Marvin Lubenow, Bones of Contention, Grand Rapids, Baker, 1992,
p. 83.
81
Boyce Rensberger, The Washington Post, November 19, 1984.
82
Ibid.
83
Richard Leakey, The Making of Mankind, London: Sphere Books, 1981,
p. 62.
84
Marvin Lubenow, Bones of Contention, Grand Rapids, Baker, 1992.
p. 136.
85
Pat Shipman, "Doubting Dmanisi", American Scientist, November-
December 2000, p. 491.
|